Twitter Facebook Youtube

Nouvelles

FEMMES AFRICAINES ET FOOTBALL-Coupe Africaine de Football féminin 2016

L’actualité sportive africaine est marquée par le tirage au sort des équipes africaines de football féminin à Yaoundé (Cameroun). Le Cameroun, pays hôte de la 10e édition de la Coupe d’Afrique des Nations féminine, a organisé la cérémonie d’ouverture de tirage au sort des poules  le 18 septembre 2016 au Palais polyvalent des Sports au Palais des Sports de Yaoundé.

caf1

Les matchs se joueront  du 19 novembre au 3 décembre 2016 dans plusieurs villes du pays organisateur. Les équipes participantes sont respectivement l’Afrique du sud, le Ghana, le Kenya, le Zimbabwe, le Mali et le Nigeria. Quant au match d’ouverture, il se disputera entre les Lionnes du Cameroun et les footballeuses du Nil (Égypte) le 19 novembre prochain au Stade Ahidjo de Yaoundé. Ainsi en ont décidé les membres du Comité exécutif de la Confédération Africaine de Football (CAF) qui ont procédé au tirage au sort.

caf2

Le football est un catalyseur important pour le développement en Afrique, et les femmes ne sont pas lésées dans ce domaine. Rappelons que les femmes africaines ont été valablement représentées lors de la dernière coupe du monde de football féminine au Canada en 2015, grâce aux nigérianes, au Camerounaises, et aux Ivoiriennes.

——————————————————————————-

opdas

Nouvelle du 22/09/2016- 71e sommet des Nations Unies sur les migrations forcées et impact des Premières Dames africaines  au sommet

dames1

Aux États-Unis s’est tenue l’Assemblée générale des Nations Unies sur les migrations forcées, dont la cérémonie de haut niveau, ouverte par le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki Moon, a eu lieu le 19 septembre 2016 en présence de 50 chefs d’état et de gouvernement. Les 193 pays qui forment les Nations Unies se sont ainsi engagés à adopter des accords visant à renforcer la protection de millions de migrants forcés. En marge de cette Assemblée, le président Barack Obama a tenu, le 20 septembre 2016, un sommet des Chefs d’État dans le but d’examiner la question des réfugiés spécifiquement (différente de celle des migrants). Parallèlement, son épouse Michèle Obama s’est exprimée le même jour devant les épouses des 50 chefs d’état et de gouvernement, invitées à un évènement de haute importance tenu au Jacobs Théâtre de New-York, et lors duquel elle a tenu, dans son allocution, à rappeler le rôle que doivent jouer les épouses de chef d’état en tant que porte-paroles de l’éducation de la jeune fille défavorisée, notamment réfugiée. Lors de cet évènement, la parole a été prise par la première dame du Malawi (de même que les deux autres premières dames de Jordanie et du Pakistan), pour parler de la situation socio-économique de la jeune fille Malawienne. Plusieurs artistes féminines ont également livré des prestations remarquables lors de cette soirée.

En marge de toutes ces cérémonies, c’était au tour de l’Association des Premières Dames Africaines contre le Sida (OAFLA[1]) d’organiser le 21 septembre 2016 un atelier de haute importance sur l’amélioration de la santé reproductive de la jeune fille africaine, avec pour thème « Faire en sorte que chaque femme et fille comptent : lancement d’un partenariat public-privé pour combler les lacunes des données ventilées par sexe aux fins de suivi et de la responsabilité  des objectifs de développement durable » (co organisée par la Mission permanente de l’Australie, l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation de la femme  (ONU-Femmes),  l’initiative Data2X de la Fondation pour les Nations Unies et la Fondation Bill et Melinda Gates). Voir communiqué de presse ici.

Plusieurs épouses africaines de chef d’état ont aussi pris la parole, pour présenter les retombées des différents programmes sur la santé reproductive de la jeune fille dans leurs pays respectifs. C’est ainsi par exemple que la Première Dame Béninoise a fait état d’un centre de scolarisation récemment créé en ce sens à Cotonou où les résultats de scolarisation ont permis aux 67 filles prises en charge (sur 75 élèves en tout) de rester en santé et concentrées dans leurs études, bien que 5 d’entre elles soient devenues mères. Ainsi, la prise en charge de l’adolescente africaine sur le plan scolaire est un enjeu important, car permettant de réduire les mariages précoces et de la sensibiliser sur sa santé sexuelle.

[1] Organization of African First Ladies against Aids

———————————————————————————-

Le ROAJELF organise son Assemblée Générale et adopte son plan stratégique  

 

roaljef1

 

1.   L’Assemblée Générale

Le vendredi 5 août 2016, le ROAJELF (Réseau Ouest Africain des Jeunes Femmes Leaders) a organisé son assemblée générale afin d’effectuer un bilan général mais aussi pour élire les nouveaux comité exécutif et bureau exécutif. Cette année, comme tous les trois ans, l’assemblée a eu lieu grâce à un important financement du Centre de la CEDEAO pour le Développement du Genre (CCDG),  avec l’appui logistique d’une autre structure de la CEDEAO, le GIABA[1].  A cette occasion, les représentantes des  antennes nationales du réseau du Bénin, du Burkina Faso, du Cap Vert, de la Côte d’ivoire, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Libéria, du Mali, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, du Sierra Leone et du Togo, ont présenté des rapports sur les différentes activités qu’elles ont menées dans leurs pays respectifs. Elles ont notamment œuvré dans des activités telles que des campagnes de distribution des dons, des campagnes de sensibilisation aux luttes contre des maladies telles Ebola; des commémorations de la journée de la femme, des séances de formations et d’éducation des jeunes filles notamment sur la santé sexuelle, des tables rondes, ainsi que l’établissement de partenariats avec des  partenaires technique et financier pour des financements de projets.

·       La naissance du ROALJELF

Tout a vraiment commencé en 2007 quand la regrettée Mme Jeanne Guilavogui, paix à son âme, a demandé le partenariat et l’appui du CCDG pour la création  d’un réseau qui opère dans le cadre de la promotion des droits des femmes et des jeunes filles africaines, la participation des jeunes femmes au développement des Etats de la CEDEAO mais aussi de leur protection. Ayant obtenu l’engagement et l’appui du CCDG,  la création du réseau a finalement été effective en Février 2009, s’inspirant de l’expérience de la Guinée Conakry en matière de réseautage féminin.

Ainsi, le Réseau Ouest Africain des Jeunes Femmes Leaders est officiellement une organisation à but non lucratif qui a pour mandat d’œuvrer pour la mise en œuvre et la réussite des activités initiées et développées dans le cadre de la promotion et de l’émancipation des jeunes filles de la région ouest-africaine. Le réseau vise également à promouvoir le leadership de la jeune femme et à favoriser sa participation effective et efficiente dans le processus de développement. Ses objectifs spécifiques sont principalement d’initier et de conduire des programmes d’appui aux activités d’intégration et de promotion des jeunes femmes ; d’appuyer les efforts des services publics des pays membres dans les domaines de l’éducation, de la sensibilisation et de l’insertion socioprofessionnelle et économique de la jeune fille et d’œuvrer pour le renforcement des capacités d’intervention dans le cadre de la protection des enfants, de la lutte contre les IST/VIH/SIDA et les violences basées sur le genre (grossesses non-désirées, mutilations génitales féminines, mariages précoces et prostitution).

Le réseau est donc constitué des organisations des jeunes femmes leaders œuvrant chacune dans divers secteurs (éducation, santé, droit, communication) dans leurs pays respectifs. Elles ont dans ce sens le pouvoir d’influencer des politiques et programmes de la société civile, puisqu’elles en font également partie.

·       Le Déroulement de l’assemblée générale du ROAJELF

 

L’objectif de cette assemblée était aussi de discuter de la situation juridique de chaque antenne nationale ainsi que de leurs positions par rapport aux projets qui ont été retenus lors de la dernière assemblée générale du 16 Juillet 2013. Par la suite, il y a eu la révision des articles des Statuts du ROAJELF où tous les changements proposés ont été discutés et votés. S’en est suivie l’élection du comité exécutif et du bureau exécutif, comme suit :

Bureau Exécutif

  • Présidente : Marielle M. DEGBOE (Bénin)
  • 1èreVice présidente : Loretta Alethea POPE (Libéria)
  • 2ème Vice Présidente chargée du Secrétariat Général : Aissatu Forbs DJALO (Guinée Bissau)
  • Chargée de mobilisation de ressources : Tamia Koko (Cote d’Ivoire)
  • Commissaire chargée de la communication : Absatou (Niger)
  • Commissaire chargée SR/VIH Kotouroumou : NIANG (Mali)
  • Commissaire chargée de formation : Jacqueline OWUSU (Ghana)
  • Commissaire Genre et enfance : Charity ERHIRE (Nigéria)
  • Commissaire violence faite aux filles et aux femmes : Makalé SOUMAH (Guinée Conakry)
  • Commissaire spécialisée chargée du Suivi-Evaluation : Valérie THIOMBIANO (Burkina-faso)
  • Commissaire spécialisée chargée de conflit : Dunia PEREIRA (Cap Vert)
  • Commissaire aux comptes 1 : Représentante Gambie
  • Commissaires aux comptes 2 : Représentante Togo

Finalement, pour clôturer l’Assemblée Générale, la présidente sortante Mme Dunia Pereira du Cap  Vert a donné un discours très émouvant avant de laisser la parole au représentant du GIABA, au directeur pi du CCDG, Monsieur Awudu Ahmed Gumah,  à Madame la Conseillère Technique du Ministère de la Femme, la Famille et de l’Enfance, et à la nouvelle présidente Mme Marielle Degboe, pour leurs allocutions finales.

De plus, dans le souci de renforcement des capacités communicationnelles des présidentes nationales du ROAJELF, une présentation sur les techniques de communication ayant pour thème « Communiquer pour le développement durable de la femme africaine : comment construire son partenariat médiatique » a été donnée par Madame Marie Thérèse Atséna-Abogo,  Consultante en communication au CCDG.

 2.   L’Atelier de validation  du plan stratégique de ROAJELF

Un autre évènement d’une des plus hautes importances s’est également déroulé presque simultanément, avec l’appui du CCDG et en collaboration avec le GIABA et plusieurs autres organismes internationaux. En effet, du 03 au 04 Aout 2016, s’est tenu  l’Atelier de validation du Plan Stratégique (2016 – 2020) du ROAJELF[2]. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Mme Oumou Khairil Niang,  Conseillère Technique du Ministère  de la Femme, de la Famille et de l’Enfance du Sénégal. Monsieur Ahmed Gumah, Directeur par intérim du CCDG a introduit l’Atelier par une allocution de bienvenue, à la suite de l’allocution d’ouverture de Marie Sam Ndeye, représentante du Roajelf au Sénégal, pays d’accueil de la session.

Une cinquantaine de participant-e-s s’est réunie dans la prestigieuse salle de conférence du GIABA, ayant fait grâce de ses locaux et services de traduction pour la dite circonstance. Parmi ces participant-e-s, on peut citer les 30 représentantes des réseaux nationaux du ROAJELF (2 représentantes—généralement la présidente et vice-présidente— des quinze pays membres de  la CEDEAO), qui constituent le comité exécutif, plusieurs représentants des organisations internationales (CECI[3]) et missions diplomatiques tels que l’Ambassade des Pays-Bas au Bénin, ainsi que divers représentants des Nations Unies (UNOWAS, UNFPA, HCDH, etc) ; de même que les représentants de la  Cellule Nationale de la CEDEAO, du Ministère de la femme,  de la famille et de l’Enfance, et finalement du GIABA.

  1. Gumah a par la suite donné la parole aux invités qui ont magnifié l’événement. L’Atelier a également été agrémenté de plusieurs autres interventions, notamment l’allocution de M. Jean Antoine Diouf, directeur de la cellule nationale de la CEDEAO du Sénégal, celle de M. Umar Muazu, représentant du directeur général du GIABA, celle encore de Mme Thiam Salimata, responsable de programmes Genre du CCDG, l’allocution de Mme Oumou Khairil Niang, Conseillère Technique du Ministère de la femme, de la famille et de l’enfance, et finalement l’allocution de Mme Dunia Pereira, présidente sortante du ROAJELF.

·       Le Déroulement de l’Atelier

roaljef4

L’objectif de cet Atelier était principalement de dresser le Plan Stratégique 2016-2020 de l’organisme, en accord avec  la Vision 2020 de la CEDEAO, et les objectifs des Agendas 2030 des Nations Unies et 2063 de l’Union Africaine.  Pour l’élaboration du plan stratégique, le CCDG avait recruté Mme Kafui Adjamagbo-Johnson en tant que consultante  ayant comme principales responsabilités  établir un diagnostic de l’organisation, mener des analyses approfondies et  formuler des grands axes d’intervention. C’est ainsi qu’elle a présenté ces axes en plénière, qui ont été ensuite discutés en groupe par les représentantes nationales du Roajelf. A la suite des  séances de travail en groupe, les  participantes ont mis en commun leurs propositions de feuille de route pour ainsi dresser les  axes stratégiques et les activités spécifiques du plan  et procéder à sa validation. Comme  activités, on peut retenir principalement:

– la formation des formatrices sur le leadership et les droits humains, spécifiquement sur les droits des femmes, sur le management, la gestion des ressources humaines et les techniques de communication;

– un mapping des partenariats technique et financier (à partir d’une analyse critique des partenaires) ;

– la création d’un comité de crise et des centres d’écoute dans les pays frappés par les crises sanitaires et humanitaires (le cas d’Ebola).

Finalement, au moment de la validation du Plan Stratégique 2016-2020, il a été retenu l’harmonisation de la cible d’intervention du réseau en Jeunes filles/Jeunes femmes, la révision des menaces et des faiblesses organisationnelles identifiées par la consultante, ainsi qu’un complément du cadre de référence du Roajelf pour ses axes d’intervention (en fonction du Dividende Démographique et des Objectifs du Développement Durable notamment).

 En définitive, l’assemblée générale s’est déroulée dans une très bonne ambiance et sans conflit. La participation du CCDG ainsi que du GIABA et du Ministère de la femme ont été d’un grand recours également pour permettre la bonne gestion des différents travaux. Point déterminant pour l’organisation, elle aura en tout cas permis d’améliorer la communication entre ses différentes membres, mais aussi de proposer de nouveaux projets pour les années à venir.  Cependant, les activités étaient très intensives et multiples, et le délai assez court pour tout couvrir en profondeur.  De même, des fiches d’évaluation des nombreuses activités n’aient pas été distribuées et  le bilan financier n’aie pas non plus été remis à temps.

roaljef2

[1] Groupement Intergouvernemental d’Action Contre le Blanchiment d’Argent

[2]  Rappelons que le Réseau Ouest Africain des Jeunes Femmes Leaders est une organisation à but non lucratif qui a pour but d’améliorer les conditions de vie des jeunes femmes et filles ouest-africaines.

[3] Le Centre Canadien d’Étude et de Coopération Internationale

Share on :

Twitter Facebook Google Plus Linkedin Youtube Instgram

S.E.M. Faure Essozimna GNASSINGBE

H.E Marcel De Souza
President of ECOWAS Commission

Mr. Edward D. Singhatey
Vice President of ECOWAS Commission